Inversion des valeurs
Dans son édition d'aujourd'hui, Le Courrier s'interroge si "les occupants de la maison Blardone, au boulevard St-Georges, [n'auraient] pas échappé à une évacuation sauvage?"Une telle interrogation est proprement hallucinante. Après la volonté du souverain, cautionnée par l'ensemble des partis politiques -y compris le prétendu Parti libéral- d'exproprier les propriétaires privés du Mervelet, la question de la maison Blardone démontre l'inversion des valeurs qui s'est opérée à Genève. C'est l'occupant illégitime qui dénonce, selon les termes de son avocat, le "caractère illégal de toute tentative de vider les lieux" et c'est l'avocat du propriétaire légitime qui s'excuse en rappelant que ses "mandants travaillent dans la légalité"! On croit rêver.
Entre l'expropriation de propriétaires privés et la sacralisation des squatters, notre République a un sérieux examen de conscience à mener sur ses valeurs pour recouvrer la raison et remettre, au centre de son arsenal législatif, la garantie de la propriété privée. Car non seulement la propriété privée est morale, mais en plus elle la première -ou la dernière- garante des libertés individuelles contre l'Etat.

2 Comments:
Tu as vu que dans le 20 minutes d'hier, ils chiffraient à environ 350'000.- par an le coût engendré pour la ville par les squats. A mon avis, ce chiffre est très sous-évalué quand on pense à ce que pourraient rapporter des bâtiments superbement bien situés tels que le rhino.
Cet article est génial car il est tellement juste en ce qu'il révèle l'absence totale de cohérence politique des partis censés de droite, tel que le parti libéral ou le parti radical, lesquels revendiquent à longueur de journée leurs valeurs libérales...
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