La diversion du DIP
Charles Beer maîtrise la communication. Depuis plusieurs semaines, il sait que la rentrée politique sera chaude pour son département. Ayant hérité des réformes hasardeuses de son prédécesseur, Martine Brunschwig Graf, il doit défendre, le 24 septembre prochain, la ligne politique de son département face à l'initiative ARLE et au contre-projet parlementaire.
Il serait inexact de laisser croire que Charles Beer subit les réformes initiées par MBG. Au contraire. L'actuel chef du département est convaincu que la "démocratisation des études" passe par l'abaissement général des exigences.
Pour poursuivre sur la voie des réformes hasardeuses, Charles Beer ne doit pas perdre le 24 septembre prochain; or, l'initiative ARLE est largement soutenue par la population. Ainsi, pour sauver son projet, Charles Beer doit, d'une part, donner l'image d'un Conseiller d'Etat crédible et, d'autre part, reléguer en arrière-plan des préoccupations médiatiques la question de l'initiative ARLE.
En fin communicateur, Charles Beer, depuis une dizaine de jours, lance quelques idées sensées faire diversion. Après avoir affirmé qu'il était nécessaire, si possible pour la rentrée scolaire 2008, de prolonger la durée de l'enseignement des élèves; il lance, hier, une mesure médiatique plus spectaculaire: la création d'un réseau d'enseignement prioritaire.
S'inspirant du modèle français des zones d'éducation prioritaire (ZEP), il décide -selon des critères inconnus- que huit écoles du canton doivent bénéficier d'un appuis massif. Pour justifier ce projet, le Conseiller d'Etat explique qu'"une corrélation existe entre l'origine sociale et le niveau scolaire des élèves". Si ce constat est incontestable, le réseau d'enseignement prioritaire prête le flanc à la critique.
En s'inspirant du concept français des ZEP, le Conseiller d'Etat Charles Beer s'engage sur la voie de l'échec assuré. En France, à l'exception de quelques idéologues, chacun s'accorde à reconnaître l'échec des ZEP. Charles Beer n'en a cure. Il a besoin d'une mesure spectaculaire pour esquiver le débat du 24 septembre.
Le Conseiller d'Etat socialiste est, d'ailleurs en passe de réussir son pari, puisque pour Xavier Lafargue, journaliste au Matin, "le débat sur le retour des notes à l'école est dépassé. L'enjeu de demain est beaucoup plus important: il s'agit de laisser le moins de gosses possibles dans le caniveau de l'ignorance, tout en n'ignorant pas les meilleurs".
Depuis André Chavanne, sous couvert de démocratisation des études, l'Etat n'a cessé de jouer les apprentis sorciers avec ses chérubins et de priver les citoyens d'un débat politique sur le rôle de l'Ecole. Alors que l'initiative ARLE permettait une telle ouverture, le Conseiller d'Etat Charles Beer, pour sauver ses réformes, esquive et tente, pour la nième fois, d'empêcher un réel débat politique sur l'Ecole.
Il serait inexact de laisser croire que Charles Beer subit les réformes initiées par MBG. Au contraire. L'actuel chef du département est convaincu que la "démocratisation des études" passe par l'abaissement général des exigences.
Pour poursuivre sur la voie des réformes hasardeuses, Charles Beer ne doit pas perdre le 24 septembre prochain; or, l'initiative ARLE est largement soutenue par la population. Ainsi, pour sauver son projet, Charles Beer doit, d'une part, donner l'image d'un Conseiller d'Etat crédible et, d'autre part, reléguer en arrière-plan des préoccupations médiatiques la question de l'initiative ARLE.
En fin communicateur, Charles Beer, depuis une dizaine de jours, lance quelques idées sensées faire diversion. Après avoir affirmé qu'il était nécessaire, si possible pour la rentrée scolaire 2008, de prolonger la durée de l'enseignement des élèves; il lance, hier, une mesure médiatique plus spectaculaire: la création d'un réseau d'enseignement prioritaire.
S'inspirant du modèle français des zones d'éducation prioritaire (ZEP), il décide -selon des critères inconnus- que huit écoles du canton doivent bénéficier d'un appuis massif. Pour justifier ce projet, le Conseiller d'Etat explique qu'"une corrélation existe entre l'origine sociale et le niveau scolaire des élèves". Si ce constat est incontestable, le réseau d'enseignement prioritaire prête le flanc à la critique.
En s'inspirant du concept français des ZEP, le Conseiller d'Etat Charles Beer s'engage sur la voie de l'échec assuré. En France, à l'exception de quelques idéologues, chacun s'accorde à reconnaître l'échec des ZEP. Charles Beer n'en a cure. Il a besoin d'une mesure spectaculaire pour esquiver le débat du 24 septembre.
Le Conseiller d'Etat socialiste est, d'ailleurs en passe de réussir son pari, puisque pour Xavier Lafargue, journaliste au Matin, "le débat sur le retour des notes à l'école est dépassé. L'enjeu de demain est beaucoup plus important: il s'agit de laisser le moins de gosses possibles dans le caniveau de l'ignorance, tout en n'ignorant pas les meilleurs".
Depuis André Chavanne, sous couvert de démocratisation des études, l'Etat n'a cessé de jouer les apprentis sorciers avec ses chérubins et de priver les citoyens d'un débat politique sur le rôle de l'Ecole. Alors que l'initiative ARLE permettait une telle ouverture, le Conseiller d'Etat Charles Beer, pour sauver ses réformes, esquive et tente, pour la nième fois, d'empêcher un réel débat politique sur l'Ecole.
